Carnet de voyage de la Malaisie
 

Infos sur le pays

Salamat Datang! (Bienvenue!)
Départ de Singapour a 17h pour 4h30 de route jusqu'a Malacca. Nous ne sommes pas contrôlés à la frontière. Nous arrivons à Malacca à la gare routière a 21h30. Là nous devons prendre un autre bus pour le centre de la ville. Les gens autour de nous intéressés nous demandent où nous allons. Ils nous indiquent gentiment le numéro du bus. Cinq minutes de marche et nous arrivons à notre hôtel "Eastern Heritage", un très vieux bâtiment plein de charme. Le lendemain nous visitons les principaux bâtiments historiques de la ville. Le "Stadthuys" construit par les hollandais en 1650, lors de la période d'occupation des hollandais. Les portugais ont d'abord investit Malacca puis les hollandais pour finir par les anglais avant que le pays n'accède a l'indépendance en 1957. Ce bâtiment héberge maintenant le Musée d'Histoire et d'Ethnographie. Sur la même place se trouve l'église "Christ Church", autre vestige de l'occupation hollandaise. Ces deux bâtiments sont caractérises par une couleur brique. Nous visitons ensuite les seuls vestiges restant de l'occupation portugaise: A Famosa et St Paul's Church. Les deux monuments sont en ruines mais conservés comme patrimoine historique. Nous visitons le Mémorial de la Proclamation de l'indépendance qui explique le cheminement jusqu'a l'indépendance. Malacca était a l'époque des colonies un carrefour commercial en Asie. Nous passons devant le Musée maritime installé dans une reproduction du galion portugais échoué alors qu'il regagnait le portugal. Nous visitons ensuite le cartier chinois. La Malaisie compte environ 10% de chinois (et 10% d'indiens). Nous visitons le temple hindou Sri Poyyatha Vinayagar Moorthi, premier temple hindou construit dans le pays. Malacca compte aussi le plus ancien temple bouddhiste du pays, le temple Cheng Hoon Teng construit en 1646 avec des matériaux expédies de la Chine. De même, la mosquée Kampung Halu, la plus ancienne du pays construite en 1728. Nous poursuivons notre visite par la Villa Sentosa, une maison construite au début du siècle transformée en musée par le propriétaire actuel, fils d'un haut fonctionnaire malais lors de l'occupation britannique. La villa se trouve dans le "village" Kampung Morten, le seul village entièrement malais à Malacca.

Notre hôtel

Christ Church

Saint Paul's Church

Saint Paul's Church

Mémorial de la Proclamation de l'Indépendance

Temple Cheng Hoon Teng

Moines en prière

Mosquée Kampung Halu

Enfants du village de Kampung Morten

Decorations pour le Nouvel An CHinois

Rickshaw

Un autre rickshaw

Le travail c'est la santé, ne rien faire c'est la conserver

Après cette journée passée à Malacca nous partons pour Kuala Lumpur, la capitale. Nous trouvons un hôtel dans le quartier chinois dont la rue la plus animée se nomme Petaling Street avec des restaurants et des étales de vêtements et artisanat. La chaleur est étouffante et la ville bien polluée. A première vue la ville ne possède pas le charme de Malacca. Ces deux dernières décennies la ville a subi une forte urbanisation et le béton semble prendre le dessus. Nous partons visiter les monuments historiques de la ville, la gare centrale, "Sentral" construite en 1910 de style "Moorish". Nous visitons la Mosquée Nationale. Nous ne pouvons y pénétrer car il est interdit d'entrée pour les touristes en raison d'une journée de fête nationale. L'Islam étant religion nationale, les croyants sont appelés cinq fois a la prière par haut parleur. A quelques mètres de la se trouve le Musée d'Art Islamique. Le bâtiment est d'architecture moderne avec 4 domes recouverts de mosaïques. Nous remontons ensuite la rue Sanbathan ou l'on trouve plusieurs bâtiments historiques notamment le Palais Samad du Sultan Abdul construit en 1897 et investit par l'administration anglaise au temps de la colonisation. Aujourd'hui il abrite le Musée du Textile et la Court Suprême. Nous poursuivons notre visite par les Petronas Tower, les deux tours caractérisant la ville. Elles sont hautes de 452 mètres et abritent un centre commercial et des bureaux. L'architecture des deux tours est inspirée des cinq piliers de l'islam. Il est difficile d'avoir une vue d'ensemble de la ville et elle ne semble pas avoir d'homogénéité. Comme dans les autres villes nous ne manquons pas de monter en haut de la tour KL, une tour télécoms, d'où on peut avoir une vue panoramique de la ville. Le lendemain nous rencontrons Razali, un guide qui enseigne la survie dans la jungle. Il a travaille 12 ans au service de l'armée dans des commandos spéciaux et a combattu en Afghanistan, en Colombie et a combattu les terroristes communistes dans la jungle malaisienne. Il s'est aussi rendu volontaire pour aider au nettoyage en Indonésie a Banda Aceh après le tsunami. Razali nous emmène aux grottes sacrées indoues, les Batu Caves. Nous nous y rendons la veille d'un grand pèlerinage sensé regrouper des centaines de milliers de personnes. Nous y accédons en montant les 272 marches. Des singes y habitent et distraient les gens. Les hindous pries et font des offrandes aux dieux. Deux autres grottes font office de galeries d'art ou se trouvent des statues et fresques représentant les nombreux dieux hindous.

Kuala Lumpur

Tours Petronas

Tours Petronas

Gare Centrale

Mosquée nationale

A l'entrée de la mosquée

Musée d'art islamique

Un des dômes du musée

Sultan Palace

Batu Caves (grottes)

Montée des marches de deux pélerins

Etale de sucreries

Sculptures de Krishna et sa femme dans les grottes "Batu"

Un autre dieux

Au rayon riz chez Carrefour

Le lendemain Razali nous emmènera dans un sanctuaire d'éléphants à Kuala Gandha à une heure de route de Kuala Lumpur ou il a été volontaire pendant plusieurs années pour aider à la sauvegarde des éléphants. Il y a environ 1400 éléphants en liberté dans la jungle malaisienne. Leur environnement naturel est menacé par la déforestation alors ils s'approchent des habitations et menacent les habitants et les cultures. 16 familles vivent dans ce village de Kuala Gandha et travaillent au sanctuaire. On arrive dans l'après-midi et on part voir 4 éléphants soignés au sanctuaire. Le plus jeune a trois ans et le plus age 26 ans. Les éléphants sont soignés puis relâchés dans la jungle, certains sont expédiés dans la foret tropicale du Taman Negara. Le dresseur nous fait monter sur le dos d'un éléphant qui s'incline. En posant le pied sur sa patte avant pliée nous grimpons sur son dos. Leur peau est très épaisse et rugueuse. Au niveau de la tête ils ont un "cheveux" dressé tous les 5 centimètres carré. C'est un peu la crise de fou rire pour cacher l'appréhension, ce ne sont quand même pas des petites bébêtes! Razali a beaucoup fait pour aider au bon fonctionnement du sanctuaire à chacune de ses venues il est très sollicité. On le prie de passer dans toutes les maisons alors nous le suivons. Très régulièrement des bénévoles occidentaux viennent aider au sanctuaire. Un dresseur a capturé un python qui lui avait mangé ses poulets, il nous le montre en le tenant par la tête, nous le caressons. En fin de soirée nous nous rendons chez un guérisseur pour assister à une séance où il doit libérer une femme de ses douleurs aux genoux. La douleur apparaît puis disparaît et certaines fois la femme ne contrôle plus ses jambes. Le guérisseur pense qu'elle est entrée en contact avec des forces de l'invisible et il va essayer de la déposséder. Nous sommes assis dans le salon. Le guérisseur est assis en tailleur sur un tapis à même le sol, devant sa fenêtre qu'il a ouverte sur la nuit. Il commence ses incantations, des versets particuliers du Coran. Il parle donc en arabe et non en malais. L'Islam est une des religion bizarrement pratiquée en arabe dans n'importe quel pays où elle est pratiquée. La femme concernée et son mari sont assis dans le salon et attendent que le guérisseur entre en contact avec l'au-delà. D'un coup la porte de la maison se met à claquer, dehors c'est pétole! Seraient-ce les forces de l'au-delà qui se manifesteraient? Au bout d'un quart d'heure, le guérisseur demande à la femme de s'asseoir parterre. Il lui donne dans chaque main un oeuf qu'elle doit placer sur ses deux genoux, là où la douleur est localisée et un troisième coincé entre ses talons. Il reprend ses incantations, les minutes s'écoulent et Allah Hakbar remplie l'air. Il a autour de lui quelques accessoires: un chapelet, des rubans rouges et noirs. Il fait passer chaque perle du chapelet entre ses doigts. Entre temps d'autres "malades" entrent dans la "salle d'attente". Les gens qui viennent le consulter lui donnent ce qu'ils veulent, le guérisseur considère qu'il a eu un don de Dieu et ne veut pas en faire profit. Les deux personnes qui viennent d'entrer demandent a Razali si nous aussi on vient consulter le guérisseur. Le guérisseur entonne toujours ses versets du Coran, le temps est pesant. Il passe une main sur la tête et la fait descendre le long de son corps. La main se met à trembler. Ensuite avec un couteau qu'il "rentre" dans le ventre de la femme sans que celui ne pénètre dans la chair bien sûr. Puis avec la pointe du couteau, il trace comme des pointillés sur le genoux gauche de la femme, de même pour le genoux droit. Le couteau laisse des traces sur la peau. Les forces maléfiques, c'est a dire la douleur, sont sensées passer dans les oeufs. La séance dure depuis plus d'une heure et le guérisseur incante toujours. Nous ne restons pas pour la suite, nous prenons la route pour Kuala Lumpur. Razali et Marek saluent les hommes présents dans la salle, je souris seulement ne sachant comment me comporter puisque chaque musulman a son degré de tolérance envers les femmes et que depuis mon arrivée au village certains m'ignorent complètement et d'autres me saluent. Le guérisseur ne me salue ni ne me regarde. Je dois aussi appartenir au monde de l'invisible... Apres une heure de route nous arrivons à KL. Le guérisseur travaille ainsi très tard la nuit. Le lendemain Razali nous montre un document réalisé par le National Géographique sur le sanctuaire. Razali figure dans le reportage. Razali nous emmène ensuite prendre un petit déjeuner là où il a l'habitude d'aller. Nous prenons un "roti pisang" (roti banane), une sorte de pain très fin cuit à la poêle avec des bananes coupées en rondelles et servi avec de la sauce curry! En Malaisie, les épices c'est matin, midi et soir. Nous quittons Razali et partons ensuite pour la gare routière où nous prenons le bus pour les Cameron Highlands (4h30 de route) plus au nord de la péninsule malaise, lieu de culture du thé a 1500 mètres d'altitude.

Village de Kuala Gandha

Le plus jeune des pensionnaires du sanctuaire

Au sanctuaire

On s'essaye à l'éléphant

Nous nous arrêtons a Tanah Rata la plus grande ville de la région. Nous avons perdu quelques degrés et un peu d'humidité ce qui n'est pas désagréable. On respire mieux et on souffre moins de la chaleur étouffante de KL. Le lendemain de notre arrivée nous partons pour la journée faire un trekking dans la foret tropicale accompagnés d'un guide indien. Nous commençons par grimper en pénétrant dans la foret. Au bout d'une heure trente de marche nous arrivons à Cameron Barhat Tea Plantation. Les arbres à thé s'entendent à flanc de montagne à perte de vue, c'est très beau. Nous dégustons un thé de la plantation, le thé masala qui contient des épices comme de la cannelle, du cardamome et des clous de girofles entre autres. Il est servi sucré avec du lait. Il s'agit d'un thé largement consomme en Inde et au Népal. Nous traversons ensuite la plantation pour rejoindre deux cueilleurs. La cueillette se fait maintenant avec un outil particulier alors qu'avant elle se faisait à la main et il fallait cueillir les trois dernières feuilles de la tige. La qualité du thé est donc moins bonne. Les cueilleurs sont payes 20 centimes de ringgit le kilo ramassé. Le travail est laborieux et mal payé. Nous partons ensuite rejoindre une communauté d'indigènes. Le guide nous a demande d'acheter des bonbons pour distribuer aux enfants. Pas très heureux de ça car les enfants à chaque fois qu'ils voient des occidentaux ont maintenant le reflex de demander des bonbons où ils essayent de marchander une photo contre un bonbon. Les enfants prennent les bonbons que nous leur donnons avec beaucoup de timidité. Les mères en font de même mais sans nous regarder. Le guide nous donne des instructions sur la prise des photos: ne pas prendre les femmes enceintes et les bébés. Ces familles vivent dans des cabanes en bois et en bambou. Le gouvernement leur a construit des maisons en dur et petit a petit les indigènes abandonnent leurs maisons traditionnelles pour leurs nouvelles maisons. L'éducation leur est gratuite et un bus vient les chercher tous les jours au village pour les emmener à l'école. Nous quittons le village pour aller voir une chute d'eau et y prendre notre déjeuner. Nous passons par des sentiers où la végétation semble avoir repris le dessus. Le région est fréquentée par quelques tigres. Au passage notre guide nous montre quelques plantes comme la fleur de gingembre, du rotin, une plante qui quand on écrase la feuille sur sa peau teinte celle-ci en rouge. Il nous montre des bananes sauvages non comestibles qui ont la même odeur mais qui sont amères. Il nous montre aussi des plantes qui nous permettraient de survivre si jamais on était perdu dans la jungle. Arrivé à la chute, il confectionne des bracelets avec du rotin. Sur le chemin du retour nous passons par des zones de cultures maraîchères : piments rouges, aubergines… fleurs. Nous lui demandons pourquoi il est venu s’installer en Malaisie. Il nous explique qu’il est né là et qu’en 1920, les britanniques ont fait venir des populations chinoises et indiennes pour travailler en Malaisie puisque les malais étaient soit disant paresseux. Ce qui explique le pourcentage de ces deux populations dans le pays. Mais aujourd’hui les malais ont regagnés pratiquement tous les postes de l’administration et il est malvenu de critiquer les malais. Nous lui demandons si les différentes communautés religieuses cohabitent en paix. Il nous répond qu’en 1969, les malais et les chinois se sont affrontés très violemment pendant deux semaines. Depuis cette date, il n’y a plus eu d’affrontement mais les différentes communautés ne se mélangent pas pour autant. Les écoles sont chinoises, indiennes ou malaises. De retour à la plantation, bien fatigués de notre marche nous attendons le bus pour retourner à Tanah Rata. Le lendemain pour notre dernière journée dans les Cameron Highlands nous prenons le bus pour aller visiter une autre plantation de thé, la plantation Boh. La plantation s’étend sur des hectares à flanc de montagnes. Nous visitons la fabrique et goûtons un des thé produit à la plantation, un thé à la mangue. Apres les plantations, nous partons visiter le jardin des papillons (Butterfly Garden). On pénètre sous un grillage où des papillons volent dans un jardin de fleurs. On y trouve aussi quelques serpents d’un vert pomme en cages. On repart en stop pour visiter la prochaine ville, Brinchang, où se trouve le temple Sam Poh. Construit sur une colline, il surplombe la ville. Retour à Thana Rata en taxi.

Plantations de thé
La cueillette

Village d'indigènes

De plus près

Enfants du village

Tarzan

Piments rouges

Fleurs

Butterfly garden (jardin de papillons)

Départ des Cameron Highlands pour l’île de Penang à 8h du matin. Au petit déjeuner à l’hôtel, nous rencontrons Kerry et Andre, deux sud-africains avec qui nous ferons le trajet, 5h30 de route. Nous arrivons dans la soirée à Georgetown, la principale ville de l’île, on se rend au même backpacker, « 75 Backpacker Lodge ». Le lendemain nous partons visiter la ville: nous passons devant la Cheong Fah Tze Mansion, une ancienne demeure d’un riche marchand de Hakka, transformée en musée. On peut aussi y prendre une chambre pour la nuit a 250 ringgits (50€) dans une des 38 chambres restaurées. Dans la soirée, nous partons avec Kerry et Andre et un autre couple de Londres pour Penang Hill. On y accède à l’aide d’un funiculaire. Le sommet est à 830 m et la pente est très raide et la montée très lente et impressionnante. Une fois en haut on a une vue de la ville à la nuit tombée. On y trouve aussi une temple hindou et une mosquée a quelques mètres l’une de l’autre. Nous redescendons et dînons ensemble. Le lendemain nous partons seuls pour visiter le plus grand temple bouddhiste de la Malaisie, le temple Kek Lok Si. Sa construction débuta en 1890 et elle se poursuit encore aujourd’hui. Il est construit sur les hauteurs de la ville. Un bouddha géant se dresse, visible de loin. On y trouve la pagode Ban Po Thar, la pagode des dix milles bouddhas. Le temple est immense et très beau. Dans l’après-midi nous nous retrouvons avec Kerry et Andre pour aller à la plage Batu Ferringgi, au nord-est de l’île. Nous prenons un taxi pour nous y rendre. Le nord-ouest de l’île, précisément un village de pêcheur a particulièrement été touché par le tsunami. L’île a dénombré une cinquantaine de morts. La plage n’est pas exceptionnelle, l’eau est trouble. Sur le bord de mer se dressent des hôtels. L’endroit est plus touristique et manque de charme. Marek et Andre partent directement se baigner. Au bout de deux minutes Marek ressort, brûlé par une méduse, à l’avant bras et au poignet. Les malais présents sur la plage viennent lui prêter assistance, une masseuse lui étale de la crème, un autre lui apporte du vinaigre et tous exhibent les nombreuses marques sur leurs corps laissées par les méduses. Notre après-midi à la plage s’étant mal présenté, nous retournons vers Georgetown. Dans la soirée, au restaurant nous sommes témoins d’un vol. Le restaurant est ouvert sur la rue et un homme portant un casque entre dans le restaurant, passe entre les tables et prend le sac à main d’une femme indienne posé sur la table de gauche et le sac à dos d’une thaïlandaise posé sur le dossier de sa chaise à droite et s’enfuit a moto avec un complice qui l’attendais dehors.

Cheong Fah Tze Mansion

Plage de Batu Ferringgi

Fruit exotique

Le temple Kek Lok Si
Le lendemain nous nous séparons de Kerry et Andre qui partent pour Langkawi, une île plus au nord de Penang. Pour nous c'est la fin de notre séjour en Malaisie, nous prenons le chemin de la Thaïlande.

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